Patrimoine religieux
La ferveur chrétienne du Moyen Age est encore visible sur la commune : les croix et calvaires, les chapelles et leur mobilier en témoignent.
La chapelle Notre-Dame du Loc
Bâtie de 1475 à 1494, la chapelle Notre-Dame du Loc est une merveille de l’art religieux breton.
Parmi les richesses qu’elle renferme, admirez les sablières, la croix de chancel (1500), les retables en granit et celui en albâtre en provenance d’Angleterre, la formidable collection de statues polychromes (XV au XIXème) dont la Vierge à l’Enfant, récemment restaurée.
A voir dans le placître, fontaine, calvaire et croix sur stèle.
Sablière de la chapelle Notre-Dame du Loc


Saint-Michel : la chapelle fait peau neuve
Sur cet ancien site d'occupation romaine, le recteur de Saint-Avé, Pierre Chohan, fait élever en 1524 ce sanctuaire dédié à Saint-Michel.
Comme pour la plupart des sites placés sous le vocable de l'archange, la distance de la terre au ciel s'y trouve réduite de manière à faciliter les fonctions du messager (angelots). Vous êtes donc ici à une altitude de 125 m. De son placître, on découvre le vaste panorama de la campagne et de la ville de Vannes, du Golfe du Morbihan et de la Presqu’île de Rhuys. A voir, les sculptures autour des portes du midi et de l'est : sirène, buste humain, saints...
Depuis plus de 4 ans, la chapelle Saint-Michel fait l’objet d’importants travaux de rénovation : nouvelle charpente, nouvelle toiture, réfection de la voûte en lambris, nouvelle toiture de la sacristie, réfection des enduits à la chaux, nouveaux vitraux... Intérieur et extérieur ont été rénovés pour un montant de 380 000 €. Ils se sont déroulés par tranches successives depuis 2005 pour s'achever en 2010.
L'église Saint-Gervais et Saint-Protais
Le maire a remis les clefs de l'église paroissiale Saint-Gervais Saint-Protais au recteur de la paroisse, dimanche 26 octobre 2004, dont l'intérieur est désormais entièrement rénové. Les problèmes d'humidité constatés depuis quelques années rendaient nécessaires ces travaux. Depuis 2000, 450 000 € ont été consacrés à l'église par la municipalité de Saint-Avé.Détruite au début du 19ème l'église est reconstruite de 1830 à 1834. Le bâtiment actuel, dans sa quasi-totalité, date de cette époque. L'ancienne église aurait été construite au 15ème siècle entre 1426 et 1481 et d'autres édifices l'auraient précédée sur le même site.
De l'ancienne église subsistent seuls les ailes du transept, quelques pans de murs et des éléments de charpente, et surtout trois fenêtres gothiques qui en sont le plus bel ornement.
Dans la nef, la porte en anse de panier, qui donne sur l'ancien baptistère, s'orne de vigoureuses moulures. Elle appartient aussi certainement à l'ancien édifice. Toutes les autres baies sont modernes : fenêtres en plein cintre ou portes à linteau segmentaire comme au porchet.
En 1975, des travaux s'imposaient en raison du mauvais état de la voûte et pour adapter le choeur aux nouvelles normes liturgiques. En conséquence, l'église allait revêtir un nouvel aspect.
L'architecture ne fut modifiée en rien et l'on se borna à supprimer les enduits extérieurs pour faire apparaître les moellons de granit jointoyés.
A l'intérieur au contraire, l'église a été complètement rénovée. On a démoli la voûte peinte par Pobéguin, supprimé les autels latéraux et les boiseries, évacué les statues et les tableaux peints, réaménagé le choeur et les chapelles latérales.
En 2000, au moment des travaux en centre-ville, le parvis, les abords de l'église et l'éclairage public furent réalisés, et le clocher rendu étanche en 2001. Le retable a été également entièrement rénové et l'horloge remise à neuf. En 2002, une partie de la couverture côté Nord et les gouttières ont été refaites et le chauffage installé.
En 2003, enfin, les travaux ont porté sur le drainage extérieur (réalisation de caniveaux à l'extérieur), à l'intérieur sur les enduits et la peinture, l'éclairage et la sonorisation, ainsi que le plancher, dans le choeur. L'église s'est ainsi embellie et est redevenue accueillante et confortable.
Croix et Calvaires
Saint-Avé compte deux calvaires historiés à panneau du XVème siècle, l’un aux abords de la chapelle Notre-Dame du Loc et le second près de l’église.
Le calvaire de l'église
Remonté au début du siècle, il présente sur sa bannière pentagonale d’une part la crucifixion et de l’autre une Vierge à l’Enfant entourée d’angelots, tandis que ses petits côtés, son fût et sa mace sont ornés de sculptures en bas relief de saints (Marguerite, Michel, Pierre, Jean-Baptiste…), de clercs et même d’animaux.
Le calvaire de la chapelle Notre Dame du Loc
Devant la porte principale de la chapelle se dresse un beau calvaire à panneau de la fin du XVè siècle. Il comporte un médaillon quadrilobé caractéristique de l'art vannetais de cette période ; une Vierge à l'Enfant y trône entourée d'anges musiciens.Le calvaire de Kerporh
A l’intersection d’un petit carrefour à Coëtdigo-Kerporh, s’élève un élégant calvaire (probablement du XVIème siècle). Perchée sur un fût particulièrement élancé, la petite croix présente en bas-relief, sur une face la Crucifixion et sur l’autre la Vierge à l’Enfant
La Croix sur stèle du Bourg d'en Bas
Croix du XIVè ou du XVè ayant christianisé une stèle sphérique gauloise (ou lech) ; l'ensemble posé sur soubassement a été remonté sur le mur d'enclos peut-être en 1913, date de restauration de la chapelle.
Croix géminées
On désigne sous ce nom deux croix de pierre placées côte à côte le pied fixé dans la même dalle qui leur sert de base commune. Cette association d'une croix simle et d'une croix nimbée ou couronnée a un sens difficile à expliquer. Si Saint-Avé compte deux couples de croix, celles du bourg d'en Bas sont en réalité une copie exécutée au XIXè siècle des croix situées rue du camp de César.



